L'incertitude à la base de notre vie 

26/11/2022
On dit que dans la vie, il y a deux sortes de personnes : celles qui sont assurées de tout et celles qui doutent de tout. Bien que, notamment au sein du développement personnel, l’on nous dise régulièrement d’avoir foi et confiance en nous, nous verrons que le doute – l’incertitude – est une excellente chose.

Est-il plus sain de douter ?

La question se pose. Lorsque nous sommes trop assurés, que nous avons trop confiance, nous pouvons facilement plonger dans le piège de la surestimation. Or, deux choses sont assez mauvaises : avoir trop confiance et ne pas avoir assez confiance.

Il s’agit donc de trouver un juste-milieu. Par rapport à nous, cela veut avant tout dire que nous devons toujours avoir foi en nous et en nos actes mais ne pas oublier que d’autres paramètres entrent en ligne de compte (autrui, les situations, les évènements…) et qu’il est nécessaire d’avoir plusieurs cordes à nos arc, plusieurs options à suivre. Justement parce que nous ne savons jamais.

Il est bien sûr important d’avoir confiance en soi. C’est le premier élément de toute réussite, quelle qu’elle soit : professionnelle, relationnelle… Mais il faut aussi garder à l’esprit que nous ne sommes pas, et ne serons jamais, les seuls et uniques paramètres en jeu. Concernant les situations, événements et les autres, mieux vaut conserver à l’esprit que nous ne savons pas.

Nous ignorons :

  • Ce qu’il va et peut se produire,
  • Les réactions des autres,
  • Les évènements soudains (l’inattendu)…
  • Concernant tout cela, nous sommes dans l’incertitude.

En conséquence de quoi, nous trouvons le juste-milieu à avoir : la confiance que nous devons posséder doit être placée en nous et les doutes que nous émettons doivent être focalisés sur les éléments extérieurs à nous.

Le principe d’incertitude de Heisenberg

Le principe d’incertitude de Heisenberg est purement scientifique, néanmoins nous savons que tout est lié, nous allons donc lier certaines données de ce principe au développement personnel.

Le monde existe-t-il quand on ne le regarde pas ?

Ici nous constatons l’étendue des questionnements que ce principe suggère. Repositionnons nous du point de vue du développement personnel. Nous avons des questions à nous poser, sur chaque situation que nous vivons, qui entrent parfaitement dans l’incertitude, que ce soit au sujet de la situation en elle-même, des autres et des évènements.

Parce qu’il nous est impossible de contrôler ces données. Contrairement à l’introspection, qui peut amener des données inconscientes vers la conscience (la transcendance) et transformer des éléments négatifs à l’intérieur de nous en éléments positifs (la sublimation), nous sommes ici dans quelque chose qui nous échappe totalement. En prenant en considération le fait qu’il soit possible, grâce à un travail sur soi, de gérer jusqu’à notre inconscient, nous constatons que nous gérons finalement une assez grande quantité d’éléments pour pouvoir nous permettre d’être sûrs de nous.
Mais confiance et assurance n’est pas inconscience. C’est souvent clairement visible avec les personnes souffrant d’un besoin de contrôle exacerbé : elles veulent tout contrôler, tout ce qui touche à leur univers et à leur vie. Le résultat est que, bien souvent, ces personnes ne sont pas dans le bien-être, elles sont constamment stressées, vivent dans l’angoisse permanente ou presque. Et c’est normal parce qu’en faisant cela, ces personnes cherchent à gérer des éléments qui ne peuvent en aucun cas être contrôlés. En aucune manière.

Les pensées, actes et émotions des autres ne nous appartiennent pas. Les évènements arrivent sans que nous puissions rien y faire.

Nous vivons dans un monde – un univers même – d’incertitudes. Si nous ne savons pas lâcher prise et vivre au moment présent en laissant aller et venir les choses, nous serons rattrapés par une nuée d’angoisse. C’est l’une des raisons principales pour lesquelles le développement personnel serine constamment : lâchons prise !

Dans cet état de fait, deux certitudes s’opposent : nous pouvons prendre conscience que nous ne contrôlons absolument rien et nous angoisser de tout ce qui peut potentiellement arriver. Où nous pouvons prendre conscience que nous avons l’entière gestion de nous-mêmes, de nos pensées, actes, paroles et émotions et que c’est suffisant pour être en capacité de nous adapter aux situations.
Finalement, lorsque nous savons que nous saurons nous adapter, nous ne risquons plus les peurs. Parce que nous saurons toujours que, quoi qu’il arrive, nous serons aptes à réagir positivement.

« Les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. »
– Darwin

Être en capacité de s’adapter est la seule réponse appropriée à l’incertitude. Et la seule solution pour s’adapter au mieux est d’avoir confiance en soi.

Namaste 🦋